"artanzion : audioblog & agenda parisien, nécessite quicktime et aucune velléité litteraire. artanzion n'a aucune fonction particulière sinon d'être un lieu de partage autour des musiques nouvelles, hybrides ou comme vous l'entendrez.

Act up aime Sarko - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -



J'ai envoyé ces mots à une personne qui m'a envoyé l'affiche d'act up "Votez le Pen" avec le portrait de Nicolas S. "Cher ami, j'ai eu beaucoup de mal à comprendre l'image d'act up. Sarkozy flirte, titille un corps électoral qui reste, à mon sens, dans les sphéres honteuses mais terriblement logiques de cette République française, c.a.d une république "démocratique" : de l'Algérie, de la réponse interventionniste là-bas et ici, des 80% au bac... nous savons. Allons à l'essentiel, je ne vois rien en cette image sinon le refus de considérer le débat : la perte du "politique", une participation à sa diabolisation. Poser sarko en Jean-Marie, c'est à mon sens plonger la tête la première dans les méandres, en pure perte, d'une pensée de "gauche" construite sur tes anti, des logos et surtout pas sur des parlementaires ou des gouvernements. In fine, le message d'act up comme celui de Fun Radio, Skyrock... passent bien, trop bien. Demande aux gens pourquoi ils s'opposent à Nicolas, juste pourquoi ? Un mot, une phrase et après. Cela devient un sport de toutes les gauches d'une si médiocre contenance. Cela me rapelle le lyçée et effectivement les anti-lepen, étouffés par leurs encens. Bref, on pourrait parler d'un certain ministre de la ville en 1992, fer de lance de la lutte anti-lepen, M. Bernard Tapie. Ou encore de la floraison des panneaux de Basket à la fin des années 80 ou bien de M. Jospin et de ses fameux 80% aux bacs... Cela me rapelle surtout que la gauche est responsable et plus encore que ce connard. Cette affiche me fait donc peur, les responsabilités sont celles d'un débat qui a commencé voilà plus de 27 ans, le jour ou les R.G ont compté les loulous (constitution de l'échelle des violences urbaines), c'était en 1978, belle année pour moi. Je voudrais tant croire aux utopies, débats, votes ; niquer la gueule aux anti-représentés, aux alter, tous ceux qui aujourd'hui refusent au délà du simple, le fait de considérer notre parlement comme la seule et unique solution." Aucune réponse de sa part ?!

Chourouk Hriech Wahabi - "La cabine d'essayage" - - - - - - - - - - -

"Si le corbeau n'est pas noir, il fait,
semble jouer à la colombe." Mati



"La cabine d'essayage" - octobre 2005 - 1m40 par 1m70-rottring, encre de chine, peinture. Chourouk Hriech Wahabi.

Loris Gréaud, Tremors Were Forever - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Loris Gréaud "Tremors Were Forever (end extend / M46 edit)" 2005 / altuglas, microvibrateurs modifiés, câbles électriques, gaine spiralée, M46 / développement électronique : Jérôme Barbé ; analyse fréquentielle : Gery Montet ; production : Ghosting production, gb agency, Sibilance production ; Courtesy gb agency

Du 8 septembre au 21 octobre, l'Espace Paul Ricard propose l'exposition "Offshore" confiée à Jean-Max Colard. L'exposition 'Offshore' se déroule sur une maquette d'architecture de 20 mètres carrés, plate-forme territoriale vierge de tout aménagement, que plusieurs artistes sont invités à investir simultanément. Jean-Max Colard en a sélectionné une dizaine parmi la jeune scène française : Olivier Babin, Virginie Barré, Stéphane Dafflon, Daniel Dewar & Grégory Gicquel, Olivier Dollinger, Leandro Erlich, Loris Gréaud, Thomas Lélu, Fiorenza Menini, Kristina Solomoukha.

Au gré de leurs interventions très variées sur ce land art miniaturisé, explique Jean-Max Colard, les architectures urbaines de Kristina Solomoukha côtoient les figurines pop up de Virginie Barré et l'installation vidéo de Fiorenza Menini; un paysage se constitue, volontiers loufoque, étrange, incohérent, contradictoire, dislogique'. Quand Loris Gréaud, diffuse une secousse sismique sur la plate-forme héritée du big-bang rejouant la proto-histoire d'un espace en terraformation, Olivier Babin et Daniel Dewar & Gregory Giquel s'en servent comme d'un simple socle pour y poser une sculpture hybride. Tandis que Thomas Lélu en la transformant en table de ping-pong et Leandro Erlich avec son projet de piscine très particulier la métamorphosent en une base de loisirs. Texte édité sur www.espacepaulricard.com

Commentaires. La proposition de Loris Gréaud détonne : elle repose sur la diffusion d'une onde hertzienne issue de la captation du big-bang par des scientifiques. Cette secousse sismique, émanant de « plugs » appliqués au mur, se propage dans l'enceinte de l'espace Paul Ricard, créant ainsi une mise en tension du plateau central où cohabite le reste des propositions. Cette pièce orchestre une menace explicite sur la construction de l’espace « offshore », lieu de discussions et de quelques palabres artistiques. L’onde papote outrageusement et s’invite même à la piscine (maquette de Leandro Erlich). Pour le reste, rien ne bouge sinon le service de sécurité qui, tenez-vous bien, a demandé au big-bang de se calmer un peu pour laisser le monde « offshore » en état, jusqu’au 21 octobre. Bref, cette pièce nous rappelle fort justement que la construction des mondes n’est rendue possible que par la suggestion de leurs plis sinon de leur anéantissement. Une magnifique proposition de Loris Gréaud, l’évocation d’un « non » dans sa plus belle naissance. // mati

Yu Matsuoka, photos - - - - - - - - - - - - - - - - - - -





yu matsuoka - 2005

http://yumatsuoka.blogspot.com/






Le jour où les supers-héros ont découvert la poésie. Par Alexandra Baudelot - - - - - - - - - - - -

A travers ses livres et ses performances, Christophe Fiat articule singulièrement les relations possibles entre la littérature et la performance, le discours politique et la fiction, le corps de l'écrivain - habituellement effacé - et celui du performeur - surexposé. Surfant sur un discours et des codes de représentation appartenant à la culture populaire, il amplifie la fiction par un mode de lecture, de présence et de manipulation d'enregistrements sonores jusqu'à troubler ces codes et les transformer pour les mettre à mal. Lors de ses performances, l'écrivain performeur muni de sa guitare électrique Aria à une corde s'incarne dans la posture du chanteur / lecteur rock et fait des signes littéraires, performatifs et culturels qu'il emploie des objets de détournement du discours tel qu'intégré dans la société du spectacle. Ainsi, plus qu'à la posture du musicien / chanteur rock, c'est au rock'n roll en tant qu'objet culturel que Christophe Fiat s'intéresse. Une culture à même de faire le lien entre les mouvements internes d'une société et le langage qu'elle emploie. Une culture qui peut se construire dans les marges tout en optant pour un langage populaire. Une sorte de recyclage post pop-culture, salutaire quand on sait que la pop-culture, désormais culture des masses, se perd dans le maelstrom télévisuel et autre engin à diffusion massive.

Rock'n roll, Blockbusters américains et supers-héros

Christophe Fiat est écrivain. C'est à dire qu'il écrit des livres de littérature et de poésie. Jusque là tout peut sembler évident. Dans les livres de Christophe Fiat il y a Batman et Catwoman (1) , King Kong(2) , Traci Lords, Lady Diana Spencer et Louise Brooks (3), Popeye (4), Laure Sinclair(5) . Il y a aussi le Harry d'Hubert Selby Jr et d'Ernest Hemingway (6), Wilhelm Reich (7), des lieux et des événements ; le 11 septembre 2001 (8) , la guerre en Irak (9). Christophe Fiat fait aussi des lectures - performances. Dans ses performances il y a, en plus des personnages et des événements sus-nommés, l'inspecteur Lee de William Burroughs (10), le site du Ground zero (11)et les viols ethniques en ex-Yougoslavie (12), Christopher Marlowe (13)et Michel Foucault (14). Tous prennent naissance dans le texte ou les pages du livre. C'est donc à même la langue écrite que Fiat ouvre par le biais de la performance, un temps et un espace de représentation public qu'il ordonne à la fois comme un concert de rock, une installation sonore et une mise en jeu du corps. On pourrait dire alors que Christophe Fiat est aussi musicien ou chanteur ou créateur d'environnements sonores ou poète sonore, ou encore, performeur. Mais non. Il est toujours écrivain. Qu'est-ce à dire ? Que lorsque la littérature ou la poésie s'expose dans le corps de l'écrivain, et quelque soit les modes de visibilité employés, c'est l'écriture dans son tissu sonore qui se fait avant tout entendre. Une écriture portée par la langue et qui dans ce contexte résonne comme un acte manifeste pour l'écrivain. Une écriture qui se pense en elle-même, sans effet de fascination. Une langue-objet construite à même les sonorités de l'écriture. La performance devient alors l'espace d'une double voix - celle de la fiction ou du poème extirpé de ses pages, celle du corps et du flux sonore comme présence politique et reflet de notre culture contemporaine. Dans l'entre-deux de ces voix c'est tout le lien à la littérature comme possible art du combat ou art de dire qui fait jour. C'est un langage qui s'affiche et qui n'hésite pas à secouer l'intimité silencieuse dans laquelle repose d'ordinaire l'acte de lire. L'écriture se fait alors entendre et la voix devient sonore. La lecture-performance telle qu'envisagée par Fiat se doit d'être une secousse pour mieux considérer notre rapport au monde et à la culture. Une mise en perspective inédite capable de mettre à nue les ressorts dramatiques qui lient chaque lecteur potentiel à sa propre lecture des signes avec lesquels il cohabite quotidiennement. En s'exposant publiquement et physiquement, l'écrivain - performeur, allias C. Fiat, brise le mythe romantique de l'écrivain fantôme, du corps invisible et de la voix silencieuse. Dans ce même élan, il brise aussi la figure séduisante de l'artiste, qui à partir du geste créatif chercherait à susciter assez d'empathie - ou de mystère - avec le public pour s'assurer la reconnaissance de son art. Bien que tout le temps de la performance il s'affiche comme une figure impossible à contourner, persistante, sa présence contredit sans cesse les règles de l'artiste au travail. Pas de musicien en train de donner un concert, d'écrivain ou de poète faisant une lecture, de danseur affirmant sa présence par tout son corps, ou d'acteur récitant son texte. Il est tout à la fois et rien pour le coup. Fiat retourne son art comme un gant. Il en offre sa face râpeuse et sèche. La langue qu'il manipule, tant avec les mots qu'avec la voix, transforme le lieu du spectaculaire en un espace maintenu en flux tendu - à l'image de l'utilisation qu'il fait de ses personnages qui ont l'aspect dérisoire des figures par trop connues et parcourues. Des figures qui se sont construites au cœur des fictions modernes occidentales, dans un " il était une fois " qui recoupe aussi bien le genre littéraire du roman, du conte, et de la bande-dessinée, que celui, cinématographique, des blockbusters américains ou du dessin-animée. Des personnages qui, dès lors qu'ils ont été recyclés dans les versions pop-littéraires et performatives de Fiat, prennent une autonomie qui n'a de cesse d'interroger leur fonction en regard de ce monde. Pourquoi ? " Parce que dès que la culture et l'art ont atteint leur indépendance, un processus s'enclenche dans lequel la culture et l'art mettent en doute leur fonction sociale. Alors tout se dissout. Même la littérature ? Même la littérature ! " (15). Il faut donc reconstruire. Redonner une vision à ces figures héroïques et à ces événements sans nom coincés dans leurs images, voués à une répétition qui à force devient stérile : " Bruce Wayne / sait maintenant / que batman et lui / sont des aventuriers / comiques / à cause de l'irruption / systématique / du hasard / ou du destin / dans sa vie quotidienne / d'aventurier / sous la forme / d'une incarnation télévisuelle (16). " Une froide lucidité qui transforme la figure joviale et fantasmagorique du héros moderne en un réquisitoire aussi implacable que discret, distillé à coup d'insertions vives et dérisoires qui œuvrent comme des lignes de fuite pour penser notre société : " Harry dit : / " Est-ce que / tous les peuples ont droit / aux récits ? / On sait que les peuples / ont droit / à la science / et à la religion / et à la culture / mais est-ce que les peuples / ont droit au récit ? / Non ! / Alors le peuple irakien / a de la chance en 2003 ! " (17) A travers eux, Christophe Fiat dit ce monde dans ce qu'il a de plus brutal - les faces cachées des jeux et des enjeux politiques, les non-dits qui pèsent sur une société que l'on enferme de plus en plus dans des systèmes répressifs et annihilant. Un lieu de frictions et de décalage, d'anormalité donc, où c'est le statut même de l'écriture qui est remis en question. L'écrivain fait des mots et de ses sonorités un lieu où s'incarne - et résiste aussi - le langage du spectateur. La lecture se fait donc à même la conscience du monde contemporain dans ses imbrications multiples avec le langage.

Versions multiples de la voix

La dramaturgie selon Fiat se révèle non dans sa capacité à dégager des récits, mais dans son rapport frontal, immédiat, avec les éléments qui participent à la construction du récit. Ainsi du rapport qu'il entretient avec le cinéma. Dans King Kong est à New York, ce sont des fragments visuels directement tirés du film de Max Steiner réalisé en 1933 qui architecturent la fiction. Christophe Fiat empreinte aux techniques sommaires du cinéma - sa fonction de propagande, son immédiateté à communiquer les informations, sa vision du récit par le montage et ses effets de fascination par répétition des motifs - l'écriture qui participe à la construction romanesque. La fiction poétique use du procédé cinématographique pour créer des insertions romanesques immédiates, sans détours métaphoriques. C'est à la fois l'en dessous des images qui se révèle et l'évidence brutale que peut revêtir l'écriture. Le cinéma serait pour Fiat le dernier bastion du romanesque, un lieu où c'est la question même du récit qui est constamment remis en question tout en se révélant telle qu'en elle-même ; grossière et efficace. " la respiration de King Kong / la respiration de King Kong après que King Kong a reniflé les gaz / les gaz qui endorment King Kong qui respire / l'émission d'un message télégraphique / king kong qui est endormi par les gaz / un bureau à new york où on entend le bruit de la radio avec un fond sonore / king kong est endormi par les gaz / la radio qui s'arrête " (18). Christophe Fiat associe sa voix, celle du poète, à l'évocation de la bande son. Dès lors, sa voix singularise, humanise la bande son, parce qu'elle se fond toute entière dans ces sonorités sans corps. La voix ramène l'image à son contenu sonore. Le support du film est donc le lieu de la fiction par son évocation visuelle et sonore. Et ce n'est qu'à partir de là que la fiction peut avoir lieu, qu'elle peut énoncer les événements et ouvrir sur la question du récit. Action ! (19) est un 33,3 tours où sont enregistrées les bandes-originales de cinq films (aventure, science-fiction, super-héros, horreur, espionnage). Chaque morceau relate des fragments de fiction qui rendent-compte du genre cinématographique auquel il se rattache. Les textes sont très courts. Le format des morceaux celui des chansons standards. L'objet, donc, sonore. Alors que King Kong est à New York égrène des insertions sonores fictives, fait entendre une voix qui circule dans le silence de la page, et évoque des images qui structurent la fiction, Action ! construit directement son espace visuel et sonore. Il initie sa propre dimension cinématographique pour y injecter une tonalité. L'écrivain invente ses modalités cinématographiques et fabrique son habillage sonore. Il soustrait le texte de l'image et fait de la vocation d'une bande originale de film le vecteur d'une mise en scène littéraire. Idem pour la " version parlante " d'épopée, une aventure de batman. Intégré sous forme de cd à la " version muette " du livre, elle propose " une version amplifiée des aventures de batman. " : " Alors, ce son, ce serait plutôt une manœuvre, une tactique qui reproduirait dans un aplomb imperturbable non seulement les aventures épiques de batman mais aussi les aventures des codes de la littérature afin de répartir uniformément et notre écoute et la raison d'être de la langue dans une œuvre ouverte sur la cinématographie de l'existence. " (20) La voix, le son, trouve son origine dans le texte et invente une cinématographie orchestrée par l'écrivain et qui fait directement suite à la cinématographie populaire. Le texte s'incorpore dans la voix et la voix dans les images puisées dans la fiction cinématographique. Entre le livre (version muette), la lecture-performance (version performative) et l'enregistrement sonore (version parlante), Christophe Fiat boucle la boucle de la voix littéraire et avec elle, celle des images qui président à énoncer la fiction contemporaine.

Musicalité affranchie

Pourtant, Christophe Fiat annonce que " l'écriture ne sera plus jamais musicale. L'idée que l'écriture peut être musicale est une expérience de la poésie du XIXe siècle. Le recours à la musique était pour ces poètes la seule manière d'autonomiser le poème en lui donnant une force graphique qui le différenciait du roman et de la philosophie. Aujourd'hui cette idée est prise pour argent comptant par les nouveaux lyriques ou les modernes qui croient soit que la mélodie donne à l'écriture une consistance relationnelle (les lyriques), soit que le rythme, issu de la mélodie, donne à l'écriture une consistance sacrée (les modernes). Les uns et les autres tombent dans la fascination d'une métaphysique. " (21). Si il y a une musicalité dans les poèmes et la littérature de Fiat, c'est parce qu'elle y est littéralement convoquée sous la forme de performances rock ou d'objet musicaux tels que le cd ou le vinyle. Poésie et musicalité se font face pour s'incorporer l'une dans l'autre et ouvrir un espace critique où la posture musicale, celle du musicien et du chanteur rock, interroge la posture du poète, et vice versa. L'espace dans lequel se glisse Fiat est donc celui d'un entre-deux permanent, d'un va et vient entre la charge musicale - électrique, monocorde et répétitive - et la présence du poème - écriture manifeste, sans affects ni fioritures. La musicalité employée ici est loin d'être cette métaphysique que le poète - performeur dénonce. Au contraire, elle est implacable. Elle se joue dans un espace si restreint que peu d'échappatoires hormis celui de faire corps avec les sons et les mots ne semblent alors possible. Une expérience de l'instant. Un flash rétinien et auditif qui saisit quelques images, quelques sonorités musicales, quelques mots, pour les mouliner tous ensemble et les recracher parfaitement linéaire. Impossible de tenter de tourner le regard ailleurs, d'orienter ses pensées vers des territoires plus enchantés, d'imaginer une réalité autre que celle qui construit notre monde. La musicalité est au mieux une forme de divertissement. Une ritournelle qui peut faire illusion. Au-delà de cette apparente proximité, la langue ouvre des brèches et des mises en situation inédites. Elle postule et distille une poétique de la langue où " sens et non-sens coïncident pour devenir non pas un outil ni instrument de la langue mais une arme " (22). La poésie selon Christophe Fiat - sa musicalité parfaitement autonome, l'évocation de ce monde illustré par les figures pop du XXe siècle, par les images surconsommées des blockbusters américains et médiatiquement modifiées - ne serait alors que ça, une arme pour dire autant ce qu'est ce monde que re-questionner en permanence ce que sont la littérature et la poésie.

Alexandra Baudelot - 24 janvier 2005

1) épopée, une aventure de batman, Al Dante, 2004 2) King Kong est à New York, Derrière la salle de bain, 2001 3) Ladies in the dark, Al dante / Niok, 2001 4) Radio Popeye, Cneai / Crestet Centre d'art / Ensad / Galerie Maisonneuve, 2003 5) Laure Sinclair, Derrière la salle de bain, 2000 6) Qui veut la peau de Harry ?, Inventaire / Invention, 2004 7) Bienvenus à Sexpol, Léo Scheer, 2003 8) New York 2001- poésie au galop, Al Dante, 2002 9) Qui veut la peau de Harry ? 10) On a retrouvé les traces de l'inspecteur Lee, 2004 11) Tentative de récupération du site de Ground zero à des fins politiques, 2005 12) Un semblant de nature, 2004 13) Le coup de théâtre de Christopher Marlowe, 2004 14) La vérité est hallucinante, 2004 15) Radio Popeye 16) épopée, une aventure de batman, p.31 17) Qui veut la peau de Harry ?, p.38 18) King Kong est à New York, p.25 19) Action !, Cneai, 2004 20) épopée, une aventure de batman, p.97 21) La ritournelle, une anti-théorie, Coll. Manifeste / Léo Scheer, 2002, p.84 22) id. p.69

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